Jalla, if you hear me

En Terre sainte, le hip-hop est en pleine ébullition  : pèlerinage à la Mecque du rap proche-oriental. 

La communauté du rap en Israël et dans les territoires occupés est l’une des plus anciennes et des plus actives du monde arabe. Depuis la fin des années 1990, des formations comme DAM ou MWR ont développé un son bien à elles et établi le rap comme un moyen de contestation.

Mahmoud Jrere de DAM

http://www.damrap.com/

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Lorsque DAM fait ses débuts il y a 15 ans, le rap en arabe est quasi inexistant. Mais pourquoi ce rap a-t-il vu le jour ici précisément? Éclaircissements avec Mahmoud Jreri de DAM:

« En Israël, nous étions une minorité, sans cesse ciblée par la police et le gouvernement. C’est là que nous avons vu le clip ‘Holler if you hear me’ où Tupac rappe contre la police. Cette vidéo nous a donné envie de nous lancer dans le rap.»

Slingshot - Site web officielle du film

http://www.slingshothiphop.com/

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Des groupes comme DAM ont influencé d’autres artistes. À commencer par Mouhammad Moughrabi. Ce musicien et producteur travaille avec sa formation, The Alif, dans un studio du camp de réfugiés de Chouafat à Jérusalem-Est.

Un mur sépare le camp du reste de la ville. Chouafat n’appartient ni à Israël, ni à l’autorité palestinienne. C’est quasiment une zone de non-droit.

Le quotidien dans le camp, le mur de séparation, le conflit israélo-palestinien, voilà les thèmes abordés par le rappeur Mouhammad Moughrabi. Mais il n’est pas que question de politique dans ses textes.

« Les jeunes d’ici sont préoccupés par plein de choses. La plupart rêvent tout simplement d’échapper à cette vie de merde. »

Le titre « Dandara » parle d’une soirée passée à glander sur le toit de la maison des parents de Mouhammad:

Émission originale du 04.04.2015