TRACKS NEWS / 27-12-11 / Aïoli free party

Aïoli free party

Les vampires du samedi soir ne sucent pas que des glaçons ! 

Endless Night Vampire Ball à Paris

Le 23 avril 2011, tous les amateurs de capes et de crocs avaient rendez-vous à la Machine du Moulin Rouge à Pigalle pour le premier "Bal des Vampires" européen. Au programme : danse du ventre, concert des païens gothiques d'Inkubus Sukkubus, show burlesque enflammé de Vatra Uchronia et performance sanglante des Hollandais du Blood Squad. Installé dans la capitale depuis deux ans, Father Sebastiaan est l'initiateur de cette soirée portes-ouvertes. Quand il ne joue pas le play-boy des night-clubs, il endosse son costume de prothésiste-dentaire. 

Vatra Uchronia Fire Burlesque

06m38

Vatra Uchronia Fire Burlesque

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Father Sebastiaan

Depuis 16 ans, l'Américain Sebastian Todd Van Houten confectionne des sourires de Dracula sur mesure. Un voyage pour l'éternité à la portée de tous : à partir de 99 euros la paire. Si Father Sebastiaan veut garder le secret sur son expertise es-crocs, c'est que le vampirisme est devenu un marché juteux. Il y a quinze ans, Seb organise à New York ses premières soirées. Depuis, de la Nouvelle Orléans à Tokyo, les bals de vampires colonisent la planète. Pour convertir ces nouveaux adeptes, Sebastiaan a même écrit en 2009 son petit livre rouge sang : Sanguinomicon, le Manuel des Castor-Vampires. Organisées en clan, les créatures de la nuit se reconnaissent à leurs dents amovibles. Les vampires modernes, beaucoup plus spectaculaires que leurs aînés, se sont ressourcés au contact d'autres tribus qui sentent le soufre. Au milieu des années 80, alors que le sida rend le sang tabou, certains inventent les "bloodsports", les jeux sanglants, qui visent à faire saigner son partenaire. Chez les nouveaux vampires, on trouve des adeptes de ces dons du sang sauvages. 
 

Blood Squad

06m53

Blood Squad

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Jacques Sirgent

Désormais, on compterait 15 000 vampires dans le monde, répartis en plus de 500 clans. On les reconnait à de petits riens, comme des colliers aux canines en vente sur Internet, ou des lentilles colorées et des moonboots pour vampirettes. Pour Halloween, on s'offre même des petites fioles en pendentif, pleines du sang de l'être aimé. Depuis True Blood lancé en 2009, les vampires draguent même dans les séries télés. De Vampire Diaries à Twilight, Dracula se déguste en culotte courte et n'effraie plus les jeunes vierges. Pourtant, tout avait bien commencé. Dracula, Jacques Sirgent le connaît sur le bout des crocs. Aux portes de Paris, il a créé le "Musée des Vampires", un établissement qui donne la chair de chauve-souris. Ce mordu de Nosferatu a la révélation pour ses sept ans. Diplômé de l’université de Genève, Jacques, ex-enseignant, s'installe en 2005 dans la maison de sa maman pour y exposer sa collection personnelle. 1500 ouvrages, 600 films et des centaines de babioles liées à l'obscure créature sont proposés au public. 

Reportage : Christophe Alonso