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Angelo Di Marco tire le portrait des faits-divers les plus abracadabrants

Depuis plus de 50 ans, Angelo Di Marco croque le meurtre sous toutes ses coutures. Sa marque de fabrique : illustrer le moment où tout bascule, cette seconde où le criminel ne peut plus revenir en arrière et la victime saisit enfin sa destiné.

Avec Di Marco, le spectateur est invité à jouer les voyeurs de scènes de crime. Pour Angelo, ses dessins ont une mission : "Rendre vraisemblable l'invraisemblable". Du coup, il accumule les détails tel un inspecteur relevant les indices. Plongées, plans américains, gros plans, Angelo s'inspire du cinéma pour choisir ses angles d'attaque. Et pour conserver le suspens jusqu'au bout, l'œil de lynx refuse de dessiner la moindre goutte de sang. Les années 80 sont celles de la reconnaissance, Angelo Di Marco publie des bandes dessinées pour adultes et la presse grand public s'arrache sa griffe. Angelo est né à Paris en 1927 de parents émigrés italiens. Son père, qui réalise des affiches publicitaires pour des abribus ou des camionnettes, l'inscrit à l'académie de dessin. 

 

Angelo di Marco

Angelo di Marco

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Avec ce gag désopilant, Angelo décroche à 19 ans sa première parution. Il travaille alors pour Le Hérisson, un hebdomadaire humoristique où dessineront plus tard Cabu et Sempé. Puis, il prête son coup de crayon au journal libertin "La Vie Parisienne" avant de basculer dans l'illustration de faits de société. Au début, ses dessins passent dans les pages intérieures de "Détective". Mais en 78, l'hebdo a un pépin qui va changer le destin d'Angelo : ses couvertures trop "olé olé" font bondir féministes et ligues de censure.  En 88, Di Marco adapte en BD le feuilleton "K2000". Deux ans plus tard, il publie sous le pseudo Arcor des bandes dessinées érotiques au titre qui font rêver : Docteur Sex ou La clinique de tous les désirs.

Reportage : Dominique Rebellini

Caméraman : Diego Monet