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Avec les Toys Art, fini les coffres à jouets, place aux expositions !

Hier, y'avait que les fillettes qui jouaient à la poupée. Mais depuis l'arrivée des Gardenergala à la Blink Gallery, au centre de Londres, tout le monde a envie d'en mettre une dans son salon. Les Gardengala, c'est 103 figurines de vinyl. Des B-girls et des B-boys, des grapheurs, des basketteurs et des skateurs. Des poupées qui portent des dreadlocks, des tatouages et des piercings, à la fois hyperréalistes et totalement imaginaires. Leur père s'appelle Michael Lau, un artiste-designer venu de Hong Kong. C'est l'inventeur du Toy's Art.

Michael Lau

Fils d'éleveur de volaille chinois, Michael a eu une enfance très pauvre. En 1998, sortant des Beaux-Arts de Hong Kong, il se venge d'avoir été privé de GI Joes en créant lui même des poupées inspirées des kids de sa ville. Il va même faire vivre ces figurines en images 3D.

Urban Vinyl

A Hong Kong, Tokyo ou Singapour, l'Urban Vinyl est une véritable culture, avec ses conventions annuelles, ses sites web et ses fans, prêts à tout pour se procurer une série limitée. Comme tous les maniaques, les amateurs d'urban vinyl se sont inventés des figures imposées, comme les kubrick et les bearbrick, en forme d'ours ou de chat, ou les cyboys, de petit bonhommes tout ronds avec de gros sourcils. Ce qui fait le prix de ces jouets, c'est leur rareté et leur souci du détail. Vendus sur le net ou dans des revues spécialisées c'est par ce biais qu'ils ont gagné l'Europe.