Mad Max à pédales

Faire de la bicyclette le symbole d’un monde meilleur en la transformant en machine de guerre ? C’est le crédo des bike warriors de Minneapolis, de Berlin ou d’Aubervilliers.

Chaque année, c'est le même cirque ! Moins dopés qu'au Tour de France mais tout aussi combatifs, les chevaliers de la petite reine ont rendez-vous dans ce squat parisien pour la bike war, la guerre des pignons. Pas question de pédaler à la Bike War avec un vélo qui n'est pas bricolé. Les disciples du cyclisme à la Mad Max ont le cœur qui balance entre destruction et recyclage.

Créé en 1992, dans l'Etat du Minnesota, ce club très privé est très chatouilleux quand il s'agit de son intimité. Fascinés par les clubs de bikers mais fauchés, ces cyclistes de Minneapolis imaginent troquer la moto pour un tall bike, ces vélos bricolés et haut perchés.

« Chacun met ce qu’il veut dans la Bike Wars. Ça nous on veut pas imposer une vision. Après t’en as qui vont te dire "ouais je veux juste faire ça pour m’amuser parce que je trouve ça fun et tout ça". Et puis y en a d’autres qui vont dire voilà c’est aussi un monde où on a tellement de choses qui ne nous conviennent pas et parfois à un moment pour construire il faut aussi détruire un peu. » José