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Confessions du prophète du doom

Sans Neurosis, le doom metal, le métal dépressif, ressemblerait à "l'Ile aux Enfants". En baptisant son groupe "Névrose" au milieu des années 80 à Oakland, Scott Kelly a tapé dans le mille : créer la B.O. pour un suicide en beauté. Normal quand on aime comme lui des groupes aussi depressing que Black Sabbath et Joy Division… Le doom, c'est simple comme un nœud coulant. Un beat ralentit au maximum et des guitares lourdes comme plein de chevaux morts : c'est avec ce son que Neurosis a influencé une génération de musiciens hostiles aux bouchons d'oreilles comme Isis ou Converge. 

En 84, à 17 ans, Scott Kelly fugue à Oakland, la banlieue de San Francisco qui a vu naître les joyeux Blacks Panthers et les frétillants Hell's Angels. Petit-fils d'un catholique irlandais, Scott Kelly est élevé par un redresseur d'entreprises en faillite qui trimballe ses trois enfants à travers les États-Unis. Dès l'adolescence, la fratrie plonge dans la drogue, poussant la sœur dans la tombe. Scott survit grâce à la création de son premier groupe "Violent Coercion". Avec le bassiste Dave Edwardson et le batteur Jason Roeder, Scott s'invente une nouvelle famille qui s'agrandit bientôt pour former Neurosis.

NEUROSIS - "Locust Star" (Official Music Video)

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Neurosis - Locust Star

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Partenaires de défonce, Scott Kelly et ses acolytes restent roulés en boule dans leur studio de répétition, passant tout leur temps à traduire leurs expériences psychotropes en musique. Leur premier album sort en 87. Sur scène, le groupe développe une imagerie mystique et hypnotique. Neurosis pousse la vie en communauté jusqu'à créer de nouveaux projets entre ses propres membres. En 99, le side project "Tribes Of Neurot" fusionne avec Neurosis en créant deux albums "Times Of Grace" et "Grace" destinés à être joués ensemble. Enregistrées au même tempo, leurs chansons se superposent, à condition bien sûr de posséder deux platines.

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4 photos

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Reportage : Valérie Paillé

Kameramann : Marjory Déjardin

Toningenieur : Bruno Banquy

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