TRACKS NEWS / 25-05-10 / Dance Machine

Dance Machine

Vive la nouvelle chair !

Près de cinquante ans après sa sortie en salle, l'artiste Peter William Holden ressort les parapluies pour un remake de Chantons sous la Pluie version robotique. Dans son ballet automatisé, les ombrelles se prennent pour Gene Kelly.

Invité au Festival Exit de Créteil pour la première fois, le plasticien anglais Peter William Holden est le Maurice Béjart des automates. Il y présente ses  machines à danser comme ici Arabesque : une armada de jambes et de bras carburant à l'air comprimé.

Peter William Holden Presents "Arabesque" a kaleidoscopic kinetic sculpture

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Peter William Holden - "Arabesque"

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Dance Machine

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Pour Peter, le déclic remonte à 84. Cette année-là, il est l'assistant de Jim Whiting. Considéré par Jean Tinguely, l'inventeur des sculptures mécaniques, comme son digne successeur, Jim est le créateur des automates qui peuplent le vidéoclip Rockit de Herbie Hancock.

Dans les années 30, Busby Berkeley, ancien lieutenant dans l'artillerie américaine met à profit son goût pour l'ordre et la cadence au service d'Hollywood. En inventant la prise de vue verticale, le réalisateur révolutionne la comédie musicale et donne son nom à cette manière de tourner : la "plongée Busby". Soixante-dix ans plus tard, Peter William Holden remplace les muscles par un coup de piston. 

Après des études de physique et d'acoustique architecturale, Aurélien Bory devient jongleur puis se lance dans la mise en scène. Pour sa dernière création intitulée Sans Objet, le robot soudeur de deux tonnes devient danseur. Grâce à ses multiples articulations, il peut joindre n'importe quel point de l'espace. Une performance qui en a fait l'ouvrier modèle de l'industrie automobile aux débuts des années 70.

Aurélien Bory : "Rapprocher sur scène un bras articulé avec des acteurs, c'était l'idée de travailler aussi à partir du corps. Le corps, chez moi, l'acteur c'est un corps en mouvement et ce robot c'est un corps, ce bras articulé six axes, c'est un corps en mouvement. Donc, quelque part, ils parlent le même langage et j'ai essayé de les rapprocher. Je voulais que la machine soit avant les danseurs, c'est-à-dire qu'elle soit active et que les acteurs, ils suivent, qu'ils soient passifs."

Un reportage de Carine Roy

Aurélien Bory / Compagnie 111: Sans Objet

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Aurélien Bory - Sans Objet

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