FLUIDØ ou le porno en mode SF : un avenir où nous seront accros aux fluides corporels

A la Berlinale, le film FLUIDØ (à prononcer « Fluid Zero ») faisait figure de must parmi les tuyaux d’initiés. Une production qui s’apparente de prime abord à du X, mais qui est en fait une réflexion sombre et pertinente sur le bio-hacking. 

La réalisatrice en est persuadée : en voulant sans cesse optimiser nos corps, nous finissons par nous détruire. Loin d’être une bénédiction, le bio-hacking serait plutôt le déclencheur d’une apocalypse imminente.

Shu Lea Chaeng, réalisatrice
Les biotechnologies vont désormais très loin et pénètrent dans nos corps. Des nano-puces sont implantées sous la peau, l’ADN est modifié. Voilà à quoi ressemble notre avenir. Le corps est à mes yeux notre dernier bastion : les interventions biotechnologiques sont un sujet d’inquiétude.

Dans FLUIDØ, la réalisatrice née à Taïwan déroule un scénario de fin du monde. Les hommes portent en eux une forme mutée du virus du sida. La drogue du futur n’est autre que l’éjaculat. Consommée par voie cutanée, elle rend immédiatement dépendant. 

FLUIDØ Trailer by Shu Lea Cheang produced by Jürgen Brüning
FLUIDØ Trailer
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