TRACKS NEWS / 06-05-04 / Free fighting, tous les cou...

Free fighting, tous les coups sont permis !

Le free-fighting ne comporte qu'une seule règle: tous les coups sont permis. La victoire s’obtient par KO ou par soumission.

Ces matchs professionnels sont interdits en France. Alors, les fighters de l'Hexagone se battent à l'étranger. Gregory Bouchelaghem, ancien karatéka, est l'un des meilleurs combattants français. Il entre dans le ring au son d'IAM pour se donner le courage d'affronter l'anglais Mark Weir, champion du monde de tae kwan do qui a obtenu le KO le plus rapide de l'histoire de l'ultimate fighting. Ce soir là, Gregory gagne son combat par étranglement. Underground en Europe, le free fight remplit des stades de 90.000 personnes tous les deux mois au Japon. En France, la pratique amateur est autorisée. Les adeptes du combat libre s’entraînent dans les clubs de judo de banlieue. Prof de free-fight, Cyrille Diabaté est un ancien champion du monde de boxe thaï. Il s’est converti à ce nouveau sport en regardant les vidéos des tournois à l’étranger.

Fight Night Tokyo Free Fight: Roy Nelson vs Stefan Struve

04m12

Fight Night Tokyo Free Fight

04m12

+
-

Tout a commencé au Brésil. Après la seconde guerre mondiale, un champion japonais enseigne à Helio Gracie son art traditionnel: le ju-jitsu. Ce dernier ne garde de cet art martial que les coups efficaces, et met au point le ju jitsu brésilien. Pour promouvoir cette nouvelle discipline, Helio Gracie organise des tournois de vale tudo, "tout est permis" en portugais. Il envoie ses fils aux quatre coins du monde. En 1993, Carlos Gracie, installé à New-York veut faire connaître son frère Royce, champion du sport inventé par leur père. Il s'associe au réalisateur de "Conan Le Barbare" et organise l'Ultimate Fighting Championship dans une cage. Les combattants, toutes disciplines, toutes catégories de poids confondues, s'affrontent à mains nues. Certains combats sont d'une violence extrême. Gregory Bouchelaghem a 21 ans lorsqu’il tombe sur sa première cassette d'Ultimate Fighting: un choc. Pratiquant lui-même ce sport, mais déçu du peu de cassettes de combats disponibles en Europe, il décide de les importer en créant sa propre société de distribution, Senshi. Il accompagne ainsi l'explosion de ce sport en France. Senshi a même fait construire un dojo à l’intérieur de ses locaux. 

Gracie Academy: Self-defense

http://www.gracieacademy.com/

+
-

Reportage : Stéphanie Binet