TRACKS NEWS / 30-06-17 / Catch me if you can
GLOW

Catch me if you can

Parmi les plus attendues de l’été, la série Glow, désormais disponible, ressuscite les catcheuses des 80’s : body, brushing et baston.

Approchez, approchez ! Voici Queen Kong, la reine de la jungle du ring. Il y a aussi les sœur Heavy Metal, maquillage à la Kiss et véritable tronçonneuse au bras. Mont Fuji, capable de ratatiner tout ce qui se risque à lui monter dessus. Ou encore Matilda, cheffe des Huns, du nom de la redoutable tribu de guerriers nomades, avec son renard mort sur l’épaule. Elles, ce sont les Gorgeous Ladies of Wrestling, soit G.L.O.W, « briller » en VF : un show à l’américaine qui fit des ravages dans les années 80. A l’origine, les filles du ring sont des actrices un peu sur la touche pour la plupart, des danseuses, des cascadeuses. Entre deux castings, elles lèvent de la fonte au Barbarella’s de Las Vegas, un club de gym exclusivement féminin tenu par Jackie Stallone, mère du futur Rocky. C’est là qu’elles rencontrent un producteur venu d’Hollywood avec une idée en or : créer une ribambelle de personnages « bigger than life » pour un programme télévisé, sorte de soap opera version combat. Mi-héroïnes de Dynasty, mi-Hulk Hogan, les apprenties catcheuses débarquent sur les écrans américains en 1986, dans un déluge de paillettes, lycra, brushings XXL (avec la triplette décollement de racines, décoloration, frisettes). Bravaches, les Gorgeous Ladies multiplient les prises version colère grand guignol entre deux scènes de comédie. Politiquement incorrect jusqu’au bout de la mise en plis, elles font un carton en développement le culte de leur personnages, comme dans l’extrait ci-dessous (disponible en version anglaise only mais pas très difficile à comprendre, en gros, elles sont très énervées). 

glow wrestling intro season 1
The infamous “GLOW Rap” that opened season one
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Leurs personnages finissent par coller à la peau des catcheuses amatrices comme leur body en lycra. Et pour cause : pendant tout le temps du programme, les filles vivent à Las Vegas divisées en deux groupes, « les gentilles » - maternées par maman Stallone - et « les méchantes » avec interdiction de fraterniser avec le groupe antagoniste sous peine d’amende. La production leur impose également de rester dans leur personnage à chaque fois qu’elles mettent le nez en dehors de chez elles. Prisonnières de leurs rôles, les Gorgeous Ladies se retrouvèrent fort dépourvues quand la bise et la fin du show furent venues, en 1990… Sorti en 2012, le documentaire G.L.O.W: The Story of the Gorgeous Ladies of Wrestling raconte l’envers du décors du catch à paillettes. 

G.L.O.W: The Story of the Gorgeous Ladies of Wrestling - Documentary
G.L.O.W: The Story of the Gorgeous Ladies of Wrestling - Documentary
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Aujourd’hui, la « bande des filles qui en ont » fait son retour sur le ring dans une série inspirée de leur histoire, Glow, avec aux manettes Jenji Kohan, la créatrice de Orange is the New Black. Dans le Los Angeles des années 80, une jeune actrice, jouée par Alison Brie (Community, Mad Men) cherche à intégrer la célèbre troupe de Glow. Glow parce que « they don’t sweat, they glow". Traduisez : elles ne transpirent pas, elles brillent…

GLOW - Bande-annonce officielle - Netflix
GLOW - Bande-annonce officielle - Netflix
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