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Graffuturisme, le street art du futur

Avec des clous, du fil et des bombes de peinture, les artistes du graffuturisme font passer le graffiti dans une nouvelle dimension.

Thomas Canto

À 34 ans, Thomas a tout connu de l'effervescence du graffiti depuis son adolescence lyonnaise au milieu des années 90. Après avoir couvert les murs sous le nom de Dense, il intègre à ses œuvres des techniques nouvelles, jouant sur les illusions d'optique et les matières. Désormais reconnu par le monde de l'art contemporain, il n'en oublie pas pour autant ses racines : le graffiti qui transforme la ville en galerie à ciel ouvert. Désormais, le travail de Thomas prend des formes de plus en plus complexes, changeant de nature selon l'endroit où se place le spectateur. À la façon des jongleurs, qui apprennent à manipuler de plus en plus de balles, toute une nouvelle génération d'artistes issue du street art se projette ainsi dans un futur en 3D, sans oublier les recettes apprises dans la rue.

Thomas Canto

Internet Site

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PARALLAX IMMERSION by THOMAS CANTO

05m29

PARALLAX IMMERSION by THOMAS CANTO

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Poesia

La vitesse d'exécution, la géométrie et le détournement des supports : c'est ainsi que le graffeur américain Poesia défini l'ADN de son art en lançant le mouvement graffuturiste sur le net en 2010. Pour lui, qui recense toutes les nouvelles expériences du street art sur son site, il est temps pour le graff de découvrir de nouvelles perspectives. Pour les graffuturistes, tout est bon pour faire évoluer leur art, et aucune matière n'est à l'abri de leur imagination débordante.

Sambre

À tout juste trente ans, Sambre a troqué la bombe pour la scie et la perceuse comme ici dans la Tour 13, le dernier temple éphémère du street art à Paris. Pour lui, ce n'est qu'une façon de faire ce qu'il a toujours fait : du graffiti, dans une version un poil revisitée. Né en 83 en Ardèche, l'une des régions les plus rurales de France, Sambre a découvert le mouvement hip hop par la danse avant de s'emparer des bombes. Après un bac scientifique et un CAP de menuiserie, il intègre la prestigieuse Ecole Boulle, l'école supérieure des Arts Appliqués de Paris en 2007. Spécialisé en sculpture sur bois, il aurait pu s'éloigner du street art. Mais Sambre a trouvé sa manière bien à lui de faire les murs… Fin 2013, Sambre investit un garage désaffecté du 19ème arrondissement de Paris avec le collectif de graffeurs 1984. Alors que chacun s'est emparé des murs, l'Ardéchois a récupéré des planches d'une précédente installation pour envahir l'espace, aidé du graffeur Teurk. Un an plus tard, Sambre se fait remarquer parmi cinquante autres street artistes dans l'ancien club mythique des années 80, les Bains, voué à la destruction. Après avoir démonté le parquet du deuxième étage, il crée une boule en bois monumentale à cheval sur deux niveaux.

SAMBRE-LA TOUR 13

04m47

SAMBRE - LA TOUR 13

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SAMBRE-Les Bains Paris 2013

03m54

SAMBRE-Les Bains Paris 2013

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