Arab swing

Pionnier de l’electro-tarab, qui mélange les mélopées orientales aux boucles électroniques, le Syrien Samer Saem Eldahr montre de son pays natal autre chose que le champ de ruines dépeint par les actus.

Le Syrien Samer Saem Eldhar revendique un nouveau genre : l'electro-tarab, la fusion de sons électroniques, de mélodies traditionnelles bédouines et de "tarab", mot qui désigne l'émotion entre le public et l'interprète. Son diplôme des Beaux Arts en poche, Samer s'envole pour Beyrouth en 2012 à la recherche d'une galerie d'art et prend un des derniers vols avant la fermeture de l'aéroport d'Alep. C'est là qu'il monte sur scène pour la première fois. Aujourd'hui immigré aux Etats-Unis à cause de la guerre qui ravage son pays, il continue à rendre hommage à la culture arabe. Il était pour la première fois en France sur la scène des Transmusicales de Rennes.

« Avec tout ce qu’il se passe dans le monde arabe, avec toutes ces guerres, avec l’Etat Islamique qui détruit nos monuments, j’ai l’impression qu’on perd notre patrimoine. Utiliser des samples de musique arabe traditionnelle aide à préserver notre héritage. »