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Les adeptes du caoutchouc poilu

Grâce à leurs combinaisons en latex faites main, les Rubber Furries peuvent vivre dans le monde de leur rêve. Avec ces fétichistes du plastic, les animaux se métamorphosent en maîtresses bondage.

Cette espèce en voie d'apparition est née au Japon. Installés à Tokyo, les Kariwanz font partie des tous premiers rubbers furries au monde. Karin et son fidèle animal de compagnie Wanco sont des stylistes autodidactes. Ils achètent dans le commerce des feuilles de latex qu'ils taillent puis assemblent à la colle pour concevoir leurs panoplies. En dix ans, les Kariwanz ont créé une cinquantaine de costumes et aucun n'est à vendre.

Kariwanz

Kariwanz

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Le plus proche parent du rubber furrie, c'est bien évidemment le furrie. Avec plusieurs dizaines de milliers d'individus sur la planète, ces amoureux de la fourrure font ressortir leur moi animal profond. Très vite, une nouvelle espèce sort des bois : le furverts, contraction de furrie et pervers. Une fois engoncés dans leur combinaison, ils deviennent des bêtes de sexe. C'est le croisement entre le furvert et le sado maso au début du vingt-et-unième siècle, qui accouche du rubber furrie.

Fetish - Style

Fetish - Style

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Avec l'artiste Saeborg, rubber furrie et activisme s'accouplent. Ce jour-là, elle présente "Abattoir 6", sa dernière création dans une galerie d'art tokyoïte. Saeborg a conçu cette ferme des animaux 100% latex pour dénoncer l'exploitation du sexe féminin. Pour la plasticienne, la vache, la fermière ou la brebis sont dans le même panier. En cloîtrant son bétail derrière une clôture en fil de fer barbelé, Saeborg s'en prend à la société japonaise qui enferme chacun dans des cases. Pour élaborer ses costumes, Saeborg allie l'art du latex et du gonflable. Cela fait quatre ans qu'elle fabrique ses costumes elle-même.

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Rubber Furries

8 photos

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Reportage : Julie Terrasson

 

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