TRACKS NEWS / 24-01-15 / Pépère toujours pervers
john waters

Pépère toujours pervers

Le sulfureux réalisateur américain met un double coup de pied dans la fourmilière et n’y va pas avec le dos de la cuiller pour bousculer le puritanisme américain.

Son surnom de « Pape du trash », que lui avait donné l’écrivain emblématique de la Beat Generation William Burroughs, lui va toujours comme un gant… A 68 ans, John Waters fait fort, encore et toujours. Actuellement présentée à la Galerie Marianne Boesky à New York, son film Kiddie Flamingos fait couler de l’encre. Et pour cause ; il s’agit d’un remake, interprété par des enfants, de son film culte Pink Flamingos sorti en 1972. Un film qui met en scène un marché noir de ventes de bébés pour financer un réseau de dealers qui vend de l’héroïne dans les écoles, un coït à base de  sacrifice de poulet et une dégustation de défection canine réalisée sans trucage. Entre autres. Voilà, voilà, les enfants…

John Waters a tout de même pris soin d’édulcorer le script de ce remake afin de pouvoir le faire déclamer par des bambins, endossant lui-même, visiblement ravi, le rôle de son pire ennemi: le censeur.

Pour se faire une idée du décalage « avant / après » : un extrait de Kiddie Flamingos à voir sur le site du New York Times et un extrait de Pink Flamingos ici (attention les yeux…).

Kiddie Flamingos

@ New York Times

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How much is that doggy in the window ?

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Pink Flamingos : how much is that doggy in the window ?

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En parallèle, John Waters inaugure un cycle sur la chaîne Playboy TV. Intitulé « Groundbreakers », il est consacré aux classiques du porno que John Waters présente et analyse. Le premier épisode, diffusé cette semaine, est consacré à Deep Throat (Gorge profonde en VF) qui contribua a la libéralisation des mœurs aux Etats-Unis en s’attaquant aux tabous de façon décalée et en présentant une certaine pratique sur grand écran (on ne vous fait pas un dessin).

Entre Tracks et John Waters, c’est une histoire qui dure depuis longtemps… la dernière fois que nous l’avions rencontré, en 2009, il se mettait gentiment tout Hollywood à dos…

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