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Stanley Greene, béret noir de la photo

Les aventures d’un photographe hors-normes.

Stanley Greene arpente les champs de bataille une balle-amulette autour du cou pour se rappeler que la guerre tue. Survivant tour à tour à l'héroïne puis aux conflits les plus meurtriers, cette tête brulée court après les ennuis.

1993 Crisis in Moscow: Siege of Russian Parliament Broken

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Emeutes à Moscou, octobre 1993

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Peintre et activiste des Black Panthers dans son Brooklyn natal, Greene est initié à la photographie par son ami William Eugene Smith, célèbre photographe engagé dont il est l'assistant. Ses premiers modèles : ses amis punks et destroy à qui il tire le portrait en noir et blanc à San Francisco.

Qui est Williams Eugene Smith ?

Ses photos pour Life :

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En 1989, fini les photos de soirée, Stanley Greene devient photo-journaliste par accident au moment de la chute de mur de Berlin. "Kisses to All", son cliché d'une ballerine brandissant une bouteille de champagne devient une icône. Depuis, il traverse l'histoire au gré des guerres et des catastrophes naturelles pour capturer les tragédies humaines. Sa couverture du conflit tchétchène pendant plus de dix ans l'a notamment rendu célèbre. S’il concède un peu à la modernité en prenant quelques photos numériques, Stanley Greene reste allergique à tout travestissement de la réalité.

Now playing : Willy Terry

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Stanley Greene : « Si tu fais une retouche sur une photo où quelqu’un se trouve dans une situation tragique juste parce que tu te prends pour un artiste, va te faire foutre ! Et c’est mon plus gros problème aujourd'hui : je trouve que les photoreporters ont perdu le sens de la morale et du pourquoi ils font ce métier ! »

Now playing : Dead Kennedys

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Exposé dans une galerie parisienne, Stanley Greene raconte à Tracks l'envers du cliché. Attention, photos d'enfer !

Galerie Polka

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Un reportage de France Swimberge

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