Art is not dead !

Entre esthétique punk et illustration pour enfant, l'oeuvre de ce new-yorkais d'origine grec de 79 ans déjoue toutes les pistes.

D’origine crétoise, Stylianos Gianakos voit le jour à Harlem en 1938 d’un père cuisinier et d’une mère femme au foyer. Au milieu des années 1940, comme tous les kids du pays, celui qu'on a rebaptisé Steve dévore les bande-dessinées d'EC Comics qui publient Les Contes de la crypte ou Mad.

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Steve Gianakos

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« On patientait pendant un mois devant le magasin de bonbons en attendant qu’ils sortent. C'était génial, il y avait "Les Contes de la crypte" et tous ces trucs... Ça a eu une énorme influence sur nous parce que c'était marrant… c'était sanglant et marrant à la fois. »

Diplômé du Pratt Institute de New-York dix ans après l’explosion du pop-art, Gianakos creusera le mouvement dans le sillon de la bande-dessinée, qu’il déforme et dont il guette la perte de sens. Une jeune femme qui se maquille en faisant glisser une lame de rasoir sur sa joue, une autre qui chevauche un poisson, une tête décapitée en guise de diner... le monde en noir et blanc de Steve Gianakos ne fait pas dans la dentelle !