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Street Style d’Afrique du Sud, queer fashion et Wolfgang Joop: Welcome to the Tracks Fashion Special!

Dans l’édition Fashion week de Tracks, la mode délaisse l’industrie et le business pour redevenir un art. A l’affiche, la fashionista Balbina, Yolanda Dominguéz et ses performances qui interrogent les mécanismes de l’industrie du prêt à porter, la mode queer et le street style d’Afrique du Sud, et pour maître de cérémonie : Wolfgang Joop.

Wolfgang Joop

Wolfgang Joop est le présentateur de l’édition Fashion week de Tracks. Rares sont ceux qui arrivent à avoir une vision aussi claire des phénomènes tendance. Rien d’étonnant à cela, le créateur est dans le circuit depuis plus de 40 ans. Ce qui ne l’empêche pas de s’enthousiasmer pour l’univers des jeunes bloggeurs et des collectifs street style. Eh oui, Wolfgang Joop est tout sauf un vieux grincheux !

 

Balbina

« Über das Grübeln », le deuxième album de la Berlinoise pourrait s’intituler en français « De l’art de ruminer ». On peut donc imaginer que cette Polonaise d’origine passe son temps à réfléchir à tout ce qui lui arrive dans la vie. Sinon, comment expliquer que ces textes affligés par le doute soit si sophistiqués et ses clips si énigmatiques ? Balbina et la mode, c’est toute une histoire : pour chaque clip, pour chaque passage sur scène, elle demande à son amie la créatrice Susann Bosslau de lui confectionner une tenue. Comme quoi, la pop germanophone réserve bien des surprises quand elle ôte ses œillères.

 

Yolanda Dominguez

L’artiste espagnole Yolanda Dominguez s’empare de l’univers de la mode pour le soumettre à un examen critique acéré. Ses performances tournent le plus souvent autour du corps féminin, de la perception de la beauté et du rôle de la femme. TRACKS a suivi Yolanda lors d’une de ses dernières interventions : elle y dénonce la place assigné aux femmes dans le monde des célébrités et de la mode.

 

Mode queer

La mode, ce n’est pas seulement l’élégance ou l’extravagance, c’est aussi un positionnement politique. Les adeptes du mouvement queer fashion en sont convaincues. Elles ont beau ne pas répondre au canon de mensurations idéales 90-60-90, cela ne les empêche pas de se draper d’un châle en arborant un port des plus altiers, d’oser la minijupe, d’exhiber leur nombril ou de se trimbaler avec des sapes de mec. Car les queer fashionistas n’ont aucune envie de cacher leur corps dans des robes XXL. Pour elle, la mode est une manière de s’affirmer.

 

Mode et art

On entend souvent dire que la mode, c’est de l’art appliqué. De l’atelier au musée, il n’y a qu’un pas, que certains créateurs ou ex-créateurs en retraite ont franchi. La Danoise Helle Mardahl a troqué ses ciseaux contre des pinceaux. Quant à la Néerlandaise Iris van Herpens, son approche expérimentale de la mode brouille les frontières. Ses œuvres sont régulièrement exposées dans les hauts lieux de la création contemporaine comme le Palais de Tokyo.

 

Khumbula, le collectif street style sud-africain

Aujourd’hui, se distinguer dans le monde de la mode est une véritable gageure. Lorsque tout est possible, la banalité guette. A Johannesburg, le collectif street style Khumbula a réussi à faire la différence. Son élégance vintage, habile recyclage de la mode d’hier propulsée mode de demain, fait son effet dans les milieux fashion. Et ce n’est pas tout, les membres de Khumbula donnent volontiers dans la critique sociale.