Susan Meiselas photographie les freaks et les rebelles

Sexe ou violence ? Elle a choisi les deux ! La photographe américaine Susan Meiselas plonge au cœur de la tourmente humaine.

Entre 1972 et 1975 à New-York, la photographe américaine est une des première à donner une voix à ses clichés en suivant les « Carnival Strippers », les stripteaseuses de fêtes foraines. Pour elle, la photographie, ça doit être multimédia : vidéos et bandes sonores accompagnent ses reportages, des révolutionnaires sandinistes aux exilés kurdes.

« Beaucoup de gens diraient qu’une photographie doit parler par elle-même. Ça parle, mais il y’a d’autres voix, des contre-récits qui complexifient l’expérience de regarder une photo. C’est différent d’entendre ce que le modèle ressent dans une photo. C’est différent d’entendre ce que le modèle ressent dans une photo que de le regarder comme un objet. Cette relation entre un sujet qui devient un objet, c’est dans cet espace que j’aime jouer »