Tom Galle : désinnovation

Saumon tactile, poésie sur Twitter, réalité diminuée : l’artiste belge expose ses performances en ligne et ses objets connectés… déconnectés. Un clin d'œil aux "ready made" ou "œuvres toute faites" de Marcel Duchamp qui cent ans plus tôt transforme une roue de bicyclette ou une vulgaire pelle à neige en œuvre d'art par la magie de l'exposition.

Publicitaire la semaine, artiste le week-end, Tom Galle est avant tout un obsédé de technologie. Ses œuvres, qui interrogent notre relation fétichiste aux écrans, font le buzz sur Instagram et dans les galeries d'art. Expulsé de cinq écoles, c'est sur le web que ce Belge de 33 ans, diplômé en publicité et design, se forge une éducation. Aujourd'hui installé à New York, il détourne depuis cinq ans les objets numériques de manière burlesque. En 2015, c'est avec son détournement de l'application "Goodbye Follower" que Tom fait son premier buzz.