Dans son dernier film The Florida Project, Sean Baker se penche une nouvelle fois sur les exclus de la société

Drake a prédit que ce sera le meilleur film de 2018.  Acclamé à Cannes, le dernier long métrage du réalisateur indépendant Sean Baker est consacré à la face cachée du « sunshine state ». Un monde de motels délabrés arborant pourtant des noms comme « Magic Castle » ou « Futureland », et dont les résidents permanents végètent dans un quotidien bien triste.

À Orlando en Floride, un quartier défavorisé non loin de Disneyland où se succèdent les motels s’apparente à un immense terrain de jeu pour Moonee, la principale protagoniste âgée de 6 ans. Avec son gang, elle s'adonne chaque jour à des vols de crème glacée et sème allègrement la pagaille. Drake était présent à l'avant-première. Il en est ressorti plus que ravi.

Le réalisateur Sean Baker :
« Drake est un très bon supporter du film et je suis très heureux de son tweet. Je l'ai rencontré à Toronto.  Il s’est mis à parler du film pendant près d’un quart d’heure, et j’ai finalement dû lui dire, ok c’est bon, je sais que tu aimes le film. »

Halley a 22 ans. Elle élève seule sa fille Moonee et vit de minimas sociaux. Et est elle-même presque une enfant. Bobby, le gérant du motel joué par Willem Dafoe, fait de son mieux pour les protéger. Acclamé à Cannes, ce film que tout destine à un Oscar a cela de touchant qu’il montre un univers marqué par la pauvreté à travers le regard  tranquille d’une enfant, Moonee. Ce à quoi vient s’ajouter l’irrépressible envie de Halley de mener une vie meilleure.

The Florida Project s’inscrit parfaitement dans la démarche artistique de Sean Baker. Comme dans Starlet ou Tangerine, il s'intéresse aux secteurs économiques en marge et aux destins des laissés-pour-compte.